Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples

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35ème anniversaire aux USA du bombardement de la maison des MOVE, un groupe contestataire écologiste et pour la défense des droits des personnes noires

mercredi 20 mai 2020

« Mike AFRICA Jr. avait six ans lorsque le domicile de ses oncles, tantes, frères et cousins de West Philly (Philadelphie Ouest - Pennsylvanie) a été détruit.

Cinq enfants et six adultes ont été tués dans le tristement célèbre bombardement de la communauté MOVE lorsque la police largua une bombe par hélicoptère sur leur maison de l’avenue Osage le 13 mai 1985.
L’incendie provoqué par l’explosion se propagea, détruisant finalement plus d’une soixantaine de maisons. À l’occasion du 35e anniversaire de cet événement ignoble, le maire d’alors, Wilson Goode, a déclaré que la ville de Philadelphie devait prendre ses responsabilités en présentant des excuses officielles » …
Lire la suite de l’article de Layla A. Jones (journaliste au BILLY PENN)
https://bit.ly/2Xeasr8 ...
et la tribune de Wilson Goode publiée par The Guardian en pièce jointe ...

Voir également l’affiche en pièce jointe réalisée par notre webmaster Jonathan Lère.

Ce crime d’Etat, comme le réclame la communauté MOVE, ne saurait être passé à perte par excuses symboliques et tardives mais devrait se traduire par des actions concrètes de la part de la municipalité de Philadelphie, donneur d’ordre de cet ignoble bain de sang. C’est ce qu’ont exprimé 11 membres du Conseil municipal de Philadelphie dans une déclaration commune :
https://6abc.cm/2X4uJ2k

Quelques années auparavant (1978), neuf membres de cette même communauté furent arrêtés et condamnés collectivement à des peines de 30 à 100 ans de prison pour un homicide dont le meurtrier ne fut jamais identifié. Après 40 ans de prison, et autant d’années de mobilisation, sept d’entre eux ont été enfin libérés ces deux dernières années. Ils et elles avaient alors une vingtaine d’années, aujourd’hui ils et elles sont sexagénaires. Deux autres sont malheureusement décédés en prison sans que leur famille ne puisse en connaître la cause.

Mumia Abu-Jamal, alors journaliste, suivit leur procès de bout en bout pour dénoncer la violente campagne raciste et injuste dont cette communauté était la victime, notamment orchestrée par la police.
Pour en savoir plus sur ces tragiques évènements :
http://www.move-thestory.com/accueil.html