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Compte rendu de la célébration du massacre des juifs de Strasbourg le 14 février 1349 organisée par le Cercle Menachem Taffel

dimanche 15 février 2026

Le président du Cercle Menachem Taffel, Georges Yoram Federmann, a insisté sur le devoir de mémoire et le devoir de connaissance, une fois de plus.

Il a évoqué la dimension paradigmatique du massacre de 1349 et la fonction de bouc émissaire des juifs à l’époque.

Aujourd’hui, c’est l’islamophobie qui remplit cette fonction.

Il a insisté sur la modernité de ce crime et sur « le plus jamais ça », injonction devenue quasi religieuse, sorte de mantra moderne qu’il ne faudrait pas vider de son sens universel.

Nous nous devons d’être là, juifs et non juifs, pour dénoncer tous les génocides passés en Arménie, au Cambodge, au Rwanda, etc.) et celui en cours à Gaza, en mémoire des victimes du judéocide.

Georges a rappelé cette sorte de conférence de Wannsee avant l’heure qui s’est tenue à Benfeld le 7 février 1349 et qui a vu les représentants de la Décapole décider du massacre des habitants juifs (2 000 environ).

Il a rappelé la manifestation qui s’est tenue devant le consulat des Etats-Unis pour protester contre l’exécution de Mme Good par l’ICE (sorte de Gestapo moderne de Trump).

Il y avait aussi dénoncé la complicité de l’administration Biden avec l’occupation et les crimes de l’Etat d’Israël.

Un homme était venu à sa rencontre et s’était présenté comme le « 11ème juif de Strasbourg contre le génocide à Gaza ».

Georges a évoqué son immersion dans la classe russophone du lycée des Pontonniers où cohabitent toutes les nationalités martyrisées du Caucase en Tchétchènie, Arménie, Azerbaïdjan, Turkménistan, Ouzbékistan, Russie et surtout Ukraine.

Un condensé de douleurs et d’espérance.

Il a prôné l’espérance, la prise en compte de la douleur des victimes et la réconciliation.

Georges a été invité aussi à l’Ecole Européenne, rue Schwarber, où il a rappelé le massacre du 14 février 1349.

Sur place, se trouvait par « hasard », un des fils de Roger Dale qui a travaillé sur le Struthof.

https://france3-regions.franceinfo.fr/grand-est/2014/05/12/peintures-pour-ne-pas-oublier-au-struthof-67-475659.html

Pascal Guimier, Président de l’association des Amis du Musée et Maison du patrimoine de Benfeld, a pris la parole et rappelé combien la Ville de Benfeld restait attachée à l’objectif de créer une rue Peter Schwarber.

« En tant qu’association consacrée au patrimoine et à l’histoire de Benfeld, nous œuvrons pour que le nom de Peter Schwarber soit inscrit dans le plan et la mémoire de notre ville. »

Nicole Dreyer à qui le Cercle doit tant

et Jean-Claude Richez ont pris aussi la parole, comme Sébastien Mas de LFI.

Jean-Claude Meyer sous les couleurs de l’UJFP a rappelé l’histoire traumatique de sa famille dont 4 membres ont été exterminés à Auschwitz et son père exécuté comme otage en 1944, alors que Jean-Claude n’avait que deux mois.

Il a rappelé son attachement au respect du droit international au Moyen-Orient.

Belle et précieuse cérémonie qui confirme l’importance de commémorer cet évènement tragique pour sa modernité.

Nous avons l’assurance que Benfeld concrétisera le projet d’une rue Schwarber et ce n’est pas la moindre des victoires du Cercle Menahem Taffel.

Le 14 février 2026

G.Y. Federmann