Communiqué du Collectif Palestine 67 dont le comité de Strasbourg du MRAP fait partie.
Trois étudiants juifs ont porté plainte, après avoir été agressés dans la nuit du 28 au 29 janvier, alors qu’ils réalisaient un collage « pour la libération des otages et contre l’antisémitisme. »
Selon l’UEJF (Union des Étudiants Juifs de France) : « C’est une preuve que les discours de diabolisation d’Israël, même quand ils ne sont pas antisémites, engendrent de la violence antisémite. »
Michel Deneken, président de l’Université de Strasbourg, a « condamné avec fermeté les violences antisémites » dans un communiqué publié le 2 février.
Nous manifestons pacifiquement depuis bientôt quatre mois pour un cessez le feu à Gaza et en Cisjordanie, et nous condamnons l’usage de la violence.
Nous condamnons l’antisémitisme qui, comme toutes les formes de racisme, ne vise qu’à diviser les peuples et les dresser les uns contre les autres.
Cependant nous récusons tout amalgame entre antisémitisme et antisionisme.
Le sionisme est une idéologie politique. Ses représentants, au pouvoir en Israël, incitent publiquement à commettre le génocide à l’encontre des Palestiniens. C’est le cas du ministre de la défense Yoav Gallant qui a déclaré « Nous combattons des animaux humains et nous agissons en conséquence ».
Il est légitime de combattre cette idéologie par des moyens démocratiques.
De même, l’État d’Israël occupe et colonise des territoires palestiniens au mépris des résolutions de l’ONU, bombarde la bande de Gaza, a tué au moins 27000 civils dont une majorité de femmes et d’enfants, détruit les hôpitaux, a détruit 60 % des bâtiments, empêche la nourriture et l’aide humanitaire de parvenir à la population. La Cour Internationale de Justice de la Haye lui a ordonné de prendre des mesures conservatoires pour empêcher un génocide.
Il est légitime de combattre l’action de cet état par des moyens démocratiques.
L’UEJF, qui prétend lutter pour la libération des otages et contre l’antisémitisme, n’a pas un mot pour les victimes palestiniennes, ni contre les atteintes au droit des gens commises par l’État d’Israël.
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Nous continuerons à agir et à manifester dans le respect de la démocratie sans nous laisser impressionner par ceux qui, par leur approbation ou par leur silence, couvrent le génocide en cours contre le peuple palestinien.
Strasbourg, le 8/02/2024.
