Sur la page de "Cerveaux non disponibles"
Nous, les Kurdes, n’avons jamais demandé autre chose que le droit de vivre dans la dignité.
Nous sommes nés dans l’ombre, nous avons grandi sous l’oppression, et nous avons appris à aimer une terre qui, trop souvent, nous a niés.
Notre langue a été combattue, notre identité remise en question, et notre existence a toujours été perçue comme un problème.
Et pourtant, nous sommes restés. Parce que, pour nous, rester est déjà une forme de résistance.
Nous sommes opprimés parce que nous sommes Kurdes, pas parce que nous avons choisi l’oppression.
On tente de nous faire taire parce que notre voix ne ressemble pas à celle des tyrans, parce que notre mémoire persiste et parce que nous refusons d’être des chiffres sans nom.
Alors une question s’impose :
Voyez-vous ce qui se passe aujourd’hui en Syrie ?
Voyez-vous ce que subissent les Kurdes en ce moment : la répression, le déni, les violences ?
Ou bien le silence du monde considère-t-il encore que l’injustice faite aux Kurdes n’est pas une urgence ?
Nous ne sommes pas étrangers à cette terre.
Nous faisons partie de son histoire, de ses blessures et de son avenir.
Et si l’injustice dure, elle ne durera pas éternellement.
Car les peuples qui ont appris à endurer ont aussi appris à se relever.
