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A La Robertsau - Accueillir c’est entrer dans l’histoire

dimanche 8 décembre 2024

Extraits de l’Echo de la Robertsau p. 3

SOLIDARITE p. 7
Marc HOFSESS propos recueillis par Emmanuel Jacob
« Pour notre municipalité, la mise à l’abri et l’accompagnement des personnes, qui, dans notre ville, vivent dans des conditions indignes, sont notre priorité. »

L’ADIR (L’Association de Défense de la Robertsau) plutôt que de se contenter de rumeurs, est allée directement rencontrer l’adjoint de la Ville de Strasbourg et élu référent de la Robertsau, Marc Hofsess pour faire le point sur le projet d’accueil et de la mise à l’abri des familles.

On estime à environ un millier de personnes, hommes, femmes et enfants, qui subissent ces conditions d’exclusions d’extrême précarité, vivant dans leur voiture, à la rue ou dans des bidonvilles, comme on a vu à Cronenbourg ou à la cité de l’Ill. Les situations sont variées, avec des publics différents qu’on ne peut aborder par des solutions uniques. Il faut construire des solutions adaptées à chaque catégorie de personnes, si on veut réussir.
Notre travail consiste donc, d’une part, à mieux connaître les personnes concernées et, d’autre part, à trouver les fonciers, bâtis ou non qui pourraient servir à accueillir des lieux de prise en charge. Le terrain de la Carpe- Haute est l’un de ses fonciers, qui, après analyse, s’est confirmé comme adapté à la mise à l’abri et à l’accompagnement de famille, sans domicile fixe ayant des enfants scolarisés dans nos écoles. …
Actuellement où en est ce projet ?

La construction d’un tel projet ne se fait pas au doigt mouillé. Il s‘agit de vérifier sa capacité d’accueillir quel public, de trouver des modalités d’accompagnement des personnes accueillies, d’établir sa faisabilité technique, juridique et financière et de se projeter sur un planning de réalisation.

Sur le site de la carpe haute, ce travail a permis de s’arrêter sur un concept, qui est celui d’un ensemble de 5 à 7 structures de vie, de type « tiny house » , c’est-à-dire de petites maisons écologiques, dont la caractéristique principale est d’être amovibles, permettant leur déplacement d’un site à l’autre. Chacune de ses structures accueillera une famille, pour une première étape de mise en sécurité de ses membres, donc un séjour le plus court possible avant la poursuite de son parcours de logement et d’inclusion.

Une fois ce concept posé, il reste beaucoup de travail à abattre pour le finaliser ce qui est en cours. Notamment, l’achat de tiny house, leur financement (cf la décision du Conseil municipal d’accepter un mécénat d’entreprise en co-financement), le choix de la structure associative qui assurera l’accompagnement de ces familles sur site. La question de déterminer la durée de l’occupation de ce site par ces structures et donc ce qui pourrait advenir de ce terrain à plus long terme ont aussi été à l’étude, ces dernières semaines, pur déboucher sur un projet immobilier à vocation sociale.