109 min, co-production France-Ukraine.
Grand Prix du Public au Rome Film Festival
Sélection au BFI London Film Festival
Prix du jury du Festival Dia(s)porama 2023 Ce film a reçu le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah.
Les séances sont en version originale sous-titrée en français
https://www.cinema-star.com/film/594886/
Bande annonce :
https://www.cinema-star.com/film/594886/video/
Il vaut mieux réserver vos places
Réservation des places pour mercredi à 13h30
https://www.cinema-star.com/star/reserver/F594886/D1704889800/VO/
Réservation pour mercredi à 20h
https://www.cinema-star.com/star/reserver/
Ady Walter
Ukraine, juin 1941, 24h avant l’invasion du territoire soviétique par les nazis. Dans un village juif proche de la frontière polonaise, un mariage va être célébré entre Yuna et Demyan. Les préparatifs sont cependant perturbés par le retour de Mendele, un ancien prétendant de la mariée, parti à Kiev faire du cinéma "pour ne pas dévouer sa vie à une seule histoire, mais en raconter d’autres". Mendele ose confronter les habitants du village sur leur mode de vie qu’il juge d’un autre temps puis sur ce mariage arrangé.
Cette fiction, tournée en noir et blanc et jouée en yiddish, se déroule juste avant l’Opération Barbarossa qui fera près de 5 millions de morts en 200 jours. Elle n’épargnera pas la communauté présentée dans cette histoire juste avant sa destruction.
Un village en yiddish s’écrit shtetl. Alors pourquoi SHTTL ? En 1969, un écrivain, Georges Perec, dont la mère mourra à Auschwitz, publie La Disparition ; un roman écrit en français où la lettre E n’apparaît jamais, une prouesse a priori impossible dans cette langue : cette absence est une béance, un vide, un vertige, un gouffre. SHTTL, mon film, lui rend hommage en effaçant lui aussi la même lettre, symbole de la disparition de mes personnages, dont le petit ukrainien Demyan, emporté lui aussi. La question qui me hante depuis toujours et à laquelle ce film veut apporter une réponse est celle-ci : que se passe-t-il 24h avant la fin du monde ? Sommes-nous saisis par l’angoisse, par des visions apocalyptiques ? Est-ce que comme Mendele, nous sommes soudainement et absolument conscients de l’infinie poésie du monde, celui de notre enfance, celui qui nous entoure ? Nous aussi finalement saisis par la beauté des êtres imparfaits que nous pensions ne plus aimer ? Et finalement, que peut mon cinéma face au désastre ?
Ady Walter
Cette fiction originale a l’ambition de faire revivre une culture disparue et se place dans la lignée des films qui évoque la présence juive en Europe de l’Est et le yiddishland avant sa destruction par la Shoah. Elle se déroule aussi dans une partie de l’Europe (l’Ukraine occidentale) où ces événements, auparavant moins connus du grand public qu’ailleurs, le sont devenus avec le retour de la guerre sur le sol ukrainien suite à l’invasion russe en février 2022 et les enjeux qu’elle soulève : exfiltration des survivants de la Shoah hors d’Ukraine, menaces sur les sites mémoriels comme Babi Yar...
