Le comité du MRAP soutient les revendications ci-dessous et demande que les gouvernements de tous les pays, y compris les nôtres et ceux des Etats Unis, d’Israël les respectent et les mettent en œuvre,
Certaines décisions émanent à présent de la Cour Internationale de Justice, de la Cour pénale Internationale, de l’Assemblée Générale de l’ONU.
Ces mesures sont nécessaires pour une paix juste et durable entre Israéliens et Palestiniens.
- Un cessez-le-feu immédiat à Gaza
- Selon la décision de la Cour Internationale de Justice, l’État d’Israël doit, conformément aux obligations lui incombant au titre de la convention pour la prévention et la répression du crime de génocide, et au vu de la dégradation des conditions de vie auxquelles sont soumis les Palestiniens de Gaza, en particulier de la propagation de la famine et de l’inanition :
a) Prendre toutes les mesures nécessaires et effectives pour veiller sans délai, en étroite coopération avec l’Organisation des Nations Unies, à ce que soit assurée, sans restriction et à grande échelle, la fourniture par toutes les parties intéressées des services de base et de l’aide humanitaire requis de toute urgence, notamment la nourriture, l’eau, l’électricité, le combustible, les abris, les vêtements, les produits et installations d’hygiène et d’assainissement, ainsi que le matériel et les soins médicaux, aux Palestiniens de l’ensemble de la bande de Gaza, en particulier en accroissant la capacité et le nombre des points de passage terrestres et en maintenant ceux-ci ouverts aussi longtemps que nécessaire ;
b) Veiller, avec effet immédiat, à ce que son armée ne commette pas d’actes constituant une violation de l’un quelconque des droits des Palestiniens de Gaza en tant que groupe protégé en vertu de la convention pour la prévention et la répression du crime de génocide, y compris en empêchant, d’une quelconque façon, la livraison d’aide humanitaire requise de toute urgence
- Le 19 juillet 2024 la Cour internationale de Justice (CIJ) rendait l’avis que lui avait demandé l’Assemblée générale des Nations unies le 20 décembre 2022 sur l’occupation et la colonisation israéliennes du territoire palestinien. La CIJ statuait alors que l’occupation par Israël depuis 1967 du territoire palestinien est illégale et qu’Israël doit y mettre fin dans les plus brefs délais. Elle rappelait que la colonisation d’un territoire occupé est illégale et constitue un crime de guerre ; elle indiquait que les colonies doivent être démantelées, les colons évacués et les biens restitués à leurs propriétaires. L’Assemblée générale de l’ONU le 18 septembre a voté par 147 États dont la France une résolution. Cette résolution reprend à son compte les avis émis par la CIJ et indique qu’Israël doit avoir quitté le TPO dans un délai de 12 mois, que les colons doivent être évacués, les biens restitués et que le peuple palestinien doit jouir du droit à l’autodétermination y compris de son droit à un État indépendant et souverain, sur l’intégralité du Territoire palestinien occupé depuis 1967, sans aucune entrave de la part d’Israël.
- L’application par la France et l’ensemble des États des mandats d’arrêts de la Cour Pénale Internationale pour des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre contre B. Netanyahu, 1er Ministre d’Israël, Yoav Gallant, l’ancien ministre de la défense et Mohammed Diab Ibrahim Al-Masri, aussi connu sous le nom de « Deif » un dirigeant du Hamas encore en vie.
- Le droit au retour des réfugiés palestiniens comme défini dans les résolutions de l’ONU.
- La libération des otages israéliens détenus à Gaza et des prisonniers politiques palestiniens

